Éthymologie : Jiangsu
Composé de Jiang, diminutif de la ville de Jiangning, aujourd'hui Nanjing/Nankan et Su, diminutif de la ville de Suzhou.
Chronologie :
À l'époque des Printemps et Automnes (770 av. J.-C. à 476 av. J.-C.) et à celle des Royaumes Combattants (475 av. J.-C. à 221 av. J.-C.), cette région a été respectivement le siège de l'Etat des Wu et de celui des Chu. Sous la dynastie des Han (206 av. J.-C. à 220), elle fut sous l'autorité de Xuzhou et de Yangzhou. Puis sous la dynastie des Yuan (1271-1368), elle fut subordonnée aux provinces du Henan et du Zhejiang. Enfin, sous la dynastie des Ming (1368-1644), elle releva directement de Nanjing, et au temps des Qing (1654-1911), elle est devenue la province de Jiangsu.
Administrativement, le Jiangsu est divisé en treize préfectures: Nanjing, la capitale provinciale, Zhenjiang, Changzhou, Wuxi, Suzhou, Yangzhou, Taizhou, Nantong, Xuzhou, Suqian, Huaiyin, Lianyungang, Yancheng.
2° La ville de Suzhou est également connue sous un autre nom : Venise Oriental. Pour quelles raisons? (Inès)
En raison de ses nombreux canaux, Suzhou est appelée la Venise de l'Est. Les deux villes sont d'ailleurs jumelées.
Il est vrai qu’avec ses trente-cinq kilomètres de canaux, qui sillonnent la ville et cent soixante huit ponts qui les enjambent, sans oublier ses maisons au bord de l’eau, Suzhou peut être comparée à Venise.
C’est Marco polo, explorateur né à Venise qui lors de son voyage en Chine en 1276, parla de Suzhou dans ses récits comme de la « Venise de l'Orient ».
Lorsque le voyageur Marco Polo visita Suzhou, il décrit la ville comme une très grande et très noble cité aux 6000 ponts, tous de pierre, si hauts que deux bateaux peuvent passer dessous ensemble.
L’histoire de cette ville remonte a -514 avant Jésus-Christ, elle fut modernisée par le roi de Yue en 922, puis atteignit sa perfection sous l'empire des Song. Toutefois, cette ville atteindra son apogée sous la dynastie des Ming (XVe siècle). À cette époque, les canaux permettaient un véritable échange pour la négociation entre les villes.
Wu Zixu a été chargé de planifier la construction d’une grande ville. Il a fait drainer les cours d’eau entourant Suzhou et bâti huit portes, dont Panmen (au sud-ouest de Suzhou), permettant ainsi le transport fluvial et terrestre.
Pour Suzhou, l’eau était une question vitale. Dans la ville, il manquait de larges rues car les ruelles étaient très étroites. Mais l’économie s’est bien développée, grâce au transport fluvial.
Le Musée des stèles sculptées de Suzhou conserve un gros plan de la ville, gravé sur une stèle en 1229. Ce plan note que la longueur des cours d’eau de Suzhou totalisait 82 km, surmontés de 359 ponts. Ces cours d’eau servaient à la conduite et au drainage de l’eau, au transport et à la défense, formant un réseau intense de communication avec l’extérieur de la ville.
Dans l’ancienne ville, la plupart des habitations ont été bâties au bord des cours d’eau. La porte de devant donne sur la rue, celle de derrière sur un cours d’eau. Ce qui facilite de près la sortie. L’eau fournit aux habitants la source de la vie, en même temps, elle leur apporte le bonheur de vivre.Là où il y a cours d’eau, il y a ponts
3° Quels sont les caractéristiques des jardins de Suzhou? (Léo)
Suzhou, célèbre ville culturelle et historique de la province du Jiangsu, dans l’est de la Chine, est mondialement connue pour ses jardins classiques.
Le paysagisme chinois se divise en deux écoles : celle des jardins impériaux, principalement à Beijing en Chine du Nord et celle des jardins privés, à Suzhou dans le Sud de la Chine.
Les jardins privés se distinguent par leur minceur, leur liberté, leur ingéniosité et leur grâce. Les jardins classiques de Suzhou regroupent en leur sein la demeure du propriétaire. Aux nombreux arbres, fleurs et rochers s’ajoutent des tablettes, des phrases gravées sur les colonnes, des dalles de pierre à inscription, des sculptures et des objets décoratifs qui font de chaque jardin une œuvre d’art mais également un réservoir de données culturelles, historiques, idéologiques et scientifiques.
Le vaste contenu matériel et spirituel de ces jardins comporte entre autres les concepts philosophiques et les idées du confucianisme, du bouddhisme et du taoïsme, des réflexions sur la vie, des citations de la poésie classique. La fonction principale des jardins de Suzhou est de glorifier leurs sites de sorte que les visiteurs retirent de leur promenade une sensation esthétique et une satisfaction mentale.
4° La Chine monopolise la production de soie jusqu'à quelle époque? (Guillaume)
Introduction:
Selon Confucius, vers 2600 av. J.-C. un cocon de ver à soie serait tombé dans la tasse de thé de l’impératrice Leizu. En l'extrayant de sa boisson, la jeune fille de quatorze ans aurait commencé à dérouler le fil du cocon. Il lui serait alors venu l’idée de tisser ce fil. Elle aurait ensuite observé la vie de papillon et aurait enseigné l’art de son élevage, la sériciculture. Depuis, la jeune femme apparaît dans la mythologie chinoise comme déesse de la soie.
Problématique : La Chine monopolise la production de soie jusqu'a quelle époque?
Les Chinois ont gardé le secret de la production de la soie si jalousement qu’ils menaçaient de mort quiconque l’aurait dévoilé. Ce n’est que quelque 3.000 ans plus tard que Byzance a appris le secret et la soie a commencé à pénétrer l’Occident.
Dès le XIIème siècle av. J-C, la soie était mentionnée dans certains des plus anciens textes rédigés en chinois. La soie était produite en de telles quantités qu’elle coûtait moins cher que le chanvre et son utilisation n’était plus limitée qu’aux seuls habits : les cordes d’archer, les fils à pêche, la garniture de couettes, des récipients étanches pour le transport de l’eau étaient d’autres domaines d’application. C’est dans le domaine des vêtements de luxe que la soie a trouvé ses premières utilisations en Occident et jusqu’à ce jour la soie a toujours porté cette image de luxe. Les anciennes routes de la soie qu’empruntaient les longues caravanes étaient le vecteur de la pénétration de la soie en Occident, bien avant que la sériciculture (la production de soie) ne fût introduite dans le sillage des conquêtes arabes au Moyen-Orient, en Afrique du nord et en Espagne. A partir de ce moment-là, le monopole chinois de la production de la soie s'est progressivement effrité au fur et à mesure que d'autres pays devenaient de plus en plus autosuffisants en matière première, tandis que la Chine était déchirée par des guerres internes qui désorganisaient sa production.
Dès la fin du XIXème siècle, le Japon, qui avait réalisé d'énormes progrès dans la maîtrise des maladies du ver à soie, la sériciculture et le contrôle de qualité, commençait déjà à exporter des quantités considérables de soie grège en Europe et aux Etats-Unis, alors même que la Chine entrait dans la période la plus troublée de son histoire récente. Le lent mais inéluctable déclin de la sériciculture occidentale a renforcé la domination japonaise et en 1923 Yokohama devenait le plus grand entrepôt de soie au monde.
La situation d'aujourd'hui est très différente. La rapidité de l'industrialisation japonaise est allée de pair avec le déclin de sa sériciculture. Dans les années suivant la révolution communiste, la Chine a déployé des efforts considérables pour rattraper son retard à tel point qu'à l'heure actuelle sa production de soie grège dépasse 70% de la production mondiale. Cette production ne représente guère plus de 0,18% de l'ensemble des fibres textiles produites dans le monde, ce qui explique la rareté et la valeur de la soie, indépendamment de ses qualités intrinsèques.
Dans un certain sens la boucle est fermée, car le premier pays producteur est redevenu le principal pays producteur, non seulement de matière première mais également de tissus, vêtements et accessoires.
Les Chinois ont gardé le secret de la production de la soie si jalousement qu’ils menaçaient de mort quiconque l’aurait dévoilé. Ce n’est que quelque 3.000 ans plus tard que Byzance a appris le secret et la soie a commencé à pénétrer l’Occident.
Dès le XIIème siècle av. J-C, la soie était mentionnée dans certains des plus anciens textes rédigés en chinois. La soie était produite en de telles quantités qu’elle coûtait moins cher que le chanvre et son utilisation n’était plus limitée qu’aux seuls habits : les cordes d’archer, les fils à pêche, la garniture de couettes, des récipients étanches pour le transport de l’eau étaient d’autres domaines d’application. C’est dans le domaine des vêtements de luxe que la soie a trouvé ses premières utilisations en Occident et jusqu’à ce jour la soie a toujours porté cette image de luxe. Les anciennes routes de la soie qu’empruntaient les longues caravanes étaient le vecteur de la pénétration de la soie en Occident, bien avant que la sériciculture (la production de soie) ne fût introduite dans le sillage des conquêtes arabes au Moyen-Orient, en Afrique du nord et en Espagne. A partir de ce moment-là, le monopole chinois de la production de la soie s'est progressivement effrité au fur et à mesure que d'autres pays devenaient de plus en plus autosuffisants en matière première, tandis que la Chine était déchirée par des guerres internes qui désorganisaient sa production.
Dès la fin du XIXème siècle, le Japon, qui avait réalisé d'énormes progrès dans la maîtrise des maladies du ver à soie, la sériciculture et le contrôle de qualité, commençait déjà à exporter des quantités considérables de soie grège en Europe et aux Etats-Unis, alors même que la Chine entrait dans la période la plus troublée de son histoire récente. Le lent mais inéluctable déclin de la sériciculture occidentale a renforcé la domination japonaise et en 1923 Yokohama devenait le plus grand entrepôt de soie au monde.
La situation d'aujourd'hui est très différente. La rapidité de l'industrialisation japonaise est allée de pair avec le déclin de sa sériciculture. Dans les années suivant la révolution communiste, la Chine a déployé des efforts considérables pour rattraper son retard à tel point qu'à l'heure actuelle sa production de soie grège dépasse 70% de la production mondiale. Cette production ne représente guère plus de 0,18% de l'ensemble des fibres textiles produites dans le monde, ce qui explique la rareté et la valeur de la soie, indépendamment de ses qualités intrinsèques.
Dans un certain sens la boucle est fermée, car le premier pays producteur est redevenu le principal pays producteur, non seulement de matière première mais également de tissus, vêtements et accessoires.
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